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Eden Echo [entries|archive|friends|userinfo]
Maelweilh

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I can't wait to see tomorrow [oct. 24e, 2009|10:41 am]
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Travail de découpage / collage / assemblage.
Faire quelque chose qui nous ressemble je crois.



« L'adolescent passa le bout de ses doigts sur ses lèvres. Il était déjà parti. Il y avait eu le bruit de la fenêtre qui s'était ouverte, et celui des rideaux qui avaient claqué au courant d'air. A présent il n'y avait plus rien. La nuit dominait le monde, là dehors, et l'air froid envahissait petit à petit la chambre, caressait sa peau, doucement, si doucement. Froid. La notion fit sa place dans son esprit, il se rapella qu'il pouvait s'y soustraire, s'il le voulait. Mais pour le moment il préférait rester ce qu'il avait été pendant ses poignées d'années mortelles, pendant qu'il ne se contrôlait pas parfaitement.
Embrasse moi, embrasse moi encore.
Le vent caressait ses bras, le froid lui faisait du bien, c'était la caresse qu'il lui manquait.
Embrasse moi, ne me laisse pas seul.
Les mots tournaient dans sa tête, de façon presque distraite, il ne savait pas réelement si c'était lui les avait pensés où s'ils étaient les résidus de quelque chose d'autre.
Battement de cils.
A chaque fois que sa paupière instaurait le noir devant ses yeux, il revoyait une image de son passé proche. Noir. Noir. Noir.
»

________Lyss -seconde version- © Maelweilh

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(pas de sujets) [oct. 10e, 2009|12:56 am]
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« Qu'est-ce que tu fais ?
- Je marche sur les mains.
- C'est bizarre non ?
- Pas vraiment; Moi je ne sais pas faire grand chose avec mes pieds. Alors je marche sur mes mains et comme ça j'ai une chance de bien marcher. »

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(pas de sujets) [oct. 4e, 2009|08:50 pm]
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[Musique actuelle |Shine on - Apoptygma Berzerk]

Une nouvelle fois ; le festival de BD de Chambéry. N'étant pas une grande consomatrice ni une grande dépensière, 40€ déboursés sont assez notables. Mais ça en valait le coup mes chers enfants.

J'y avais cherché les Mange-Coeurs mais aucun stand de ne les avait. Trop peu connus, épuisés depuis trop longtemps peut-être. J'aimerais les relire. Au fait carte de mon appareil photo est toujours perdue. Ceci dit je me demande si c'est à cause du manque de lumière de ma chambre dans les alentours des 20h qui rend la qualité des images aussi mauvaise.


 
Lady Morgil a toujours énormément de monde autours de son stand. L'année dernière ça allait encore, puisqu'elle se trouvait dans une allée, mais cette année le festival était densifié. C'est l'impression que j'en ai eu, moins de stands, plus de gens. Je ne sais pas si l'année dernière il y avait tant d'auteurs en dédicaces en revanche o_o
 


Et une dédicaaaaace. Essayer d'expliquer le concept d'un Jester en quelques secondes. Mais je me suis étrangement bin débrouillée en fait. Physiquement un hybride entre les Jocker des jeux de cartes et le style J-rock bien strashé, ajouté à la symbolique du Mat ; folie, insouciance, liberté...
Envie de faire une dédicace à Morgil un jour. Envie d'être moi aussi derrière un stand. Je ne sais pas très bien comment, ni pourquoi. Montrer que je ne fais pas totalement rien, laisser voir au monde petit à petit les chose que je fais.
Qui sait peut-être qu'ils apprécieront ? 
Peut-être qu'on s'y reconnaîtra.
Peut-être qu'on s'y réfugiera.

En attendant il faut que je travaille, encore et encore, toutes ces choses que je ne sais pas faire et que je m'arrange pour ne pas faire à chaque fois. Eduquer un oeil au couleurs, une main aux lignes droites. Arrêter de t'enter d'économiser de la peinture, comprendre que l'acrylique ne se travaille pas aussi diluées que de l'aquarelle, ne pas oublier les feuilles pour demain

Et surtout, surtout ne pas oublier d'écrire.
I can't wait to see tomorrow.

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Help me out - Search my light - Please take me back home. [oct. 3e, 2009|06:20 pm]
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[Musique actuelle |Rescue - Kat-Tun]

Le monde devient cubique et rose, réaction, sensation et après coup en trois cent mots ?

Sucre. Sucre doux, sucre candy. Je m'égare, je glisse, le visage enfoui contre la surface moelleuse, chaude, tendre... Encore, mes lèvres, le bout de mes doigts, les endroits où la nature m'a donné le plus de capteurs sensoriels, toute cette technologie, je l'emploie à sonder cette surface, trouver autre chose, autre chose que cette douceur écoeurante. Vite. Vite. Avant que je ne m'y noie. Mes mains et ma bouche n'ont rien trouvé. Rien. C'est incroyable, qu'une surface puisse être, sans accrocs, sans blessures, sans rugosité d'aucune sorte. Si je n'y trouve pas rapidement une petite imperfection, je m'y noierais mon amour. Alors je cherche et sonde, et si même ma langue ne trouve rien, ni crevasse ni faiblesse, alors cette chose se refermera autour de moi, m'étouffera, me broiera. Et moi je veux te revoir. Pourtant il n'y a plus rien, je suis face à quelque chose d'uniformément lisse, de cruellement doux. Sans espoir. Les sanglots remontent, le sucre revient envahir ma bouche, remontant le long de ma gorge, envahissant ma langue. Je suis enfermé dans un cube sans porte, le blanc me rend aveugle.
A l'intérieur de ce cube, il y a un autre cube. Cube noir et mat, disposé là pour que je m'y tienne.
Sucre encore. Sucre doux, sucre candy. Une douceur diabolique mon amour, une drogue qui se dissout sur la langue pour remonter au cerveau, éclore comme des bulle le long de mes synapses. Je dévorerais tes bras, j'ouvrirais ton ventre pour caresser tes organes. Mais en attendant le sucre de ta peau me suffit. Alors ouvre-moi encore tes bras, que je me vautre contre chair, que je m'ennivre de ton écoeurante douceur.

Texte intégral © M.




 
Rentrée opérée ~♥

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(pas de sujets) [sep. 25e, 2009|03:12 pm]
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[Musique actuelle |Lost in Translation - Apotigma Berzerk]

« - Qu'est-ce qu'il y a Vivian ?
- Oui raconte nous, raconte nous les nouvelles.

Les voix murmuraient dans les branches. En fait ça aurait pu tout aussi bien être le vent, seulement lui il entendait des phrases. Vivian s'assit sur une grosse racine sombre qui se coulait silencieusement dans l'eau stagnante. Quelque chose de sombre remontait à la surface, une masse filandreuse, couverte de cheveux, de vase et d'algues. Entre les mèches trempées apparurent deux orbites semblant pleurer indéfiniment, les iris ouvertes sur un noir dont les nuances semblaient mouvante. L'enfant était mort dans le marais, noyé il y a quelques dizaines d'années, jouant un peu trop près du bord. Enfoncé dans l'eau opaque, happé par la vase, on n'avait pu retrouver son corps qui dormait encore dans ses eaux. En général on les repêchait. C'est pourquoi il n'y avait que deux fantômes dans les marais. Celui d'une petite fille apparut entre les arbres, dégoulinante, une petite chaussure manquant à son pied droit, celle pour laquelle elle s'était trop penchée.

- Il y a un meneur de loup qui est arrivé, les informa Vivian, tout le monde est très tendu.

Il ne les informa pas de la mort de son grand-père. Non les morts n'intéressaient pas ces enfants, seuls les vivants étaient dignes d'intérêt. »

 


Conte de Berry © Maelweilh.



 


Candyce Céphise Highborn © S.



« - I ain't happy, I'm feeling glad I've got sunshine in a baaag I'm uselees, but not for long the future, is coming on. I ain't happy, I'm feeling glad...

Les paroles de Damon Albarn reflétaient bien ce que Heze ressentait en ce moment. Les bras tendus au dessus du vide, il oscillait sur le haut de son toit. Pas le sien à proprement parler, mais tous les toits de la ville étaient à lui. Heze était un vampire, le seul résidant à Chambéry, code 73 000, juste au pied des Alpes. Le seul, et il défendait sa ville comme son territoire de chasse exclusif, ne tolérant en ses murs que les quelques égarés qui cherchaient à ralier Annecy ou Grenoble. Il aimait sa ville et toutes les personnes qui la composaient de façon désintéressée, mais possessive. Heze avait dix-sept ans le jour de sa mort. Pour l'éternité il hanterait un corps dont la croissance était inachevée, les muscles pas assez développés, un corps pas fini. Faire un mètre soixante-neuf et avoir le visage lisse d'un enfant ne l'aidait pas à être pris au sérieux face aux Autres qui ne manquaient jamais une occasion d'être arrogant. Evannel lui avait dit que de tout temps des originaux avaient créé des vampires ni enfants ni adultes, mais ça ne le consolait aucunement. Son maître était tout sauf un original, il savait parfaitement qu'il était une bavure. Son maître, et quelques autres vampires plus vieux que lui dormaient également à Chambéry, mais semblaient souhaiter ne pas se réveiller, à moins d'avoir une excellente raison de le faire. Comme quelques mois plus tôt quand ils durent déménager de la grande cathédrale qui allait être rénovée. Ils ne cherchèrent pas à déloger les pavés des autres églises pour y dormir ; Heze avait loué un minuscule appartement, comme le faisaient disait-on les vampire des autres villes, et les Anciens s'étaient enfoncés dans les rues de la ville, retrouvant les catacombes et s'y rendormant, cachés derrière quelque stèle ou mur épais.
Le problème, lorsqu'on était seul et immortel, c'est qu'on finissait immanquablement par s'ennuyer. Les distractions de nuit étaient très réduites et quand il pouvait attrapper une console, il finissait jeu sur jeu pendant des mois. Bientôt il devrait acheter un ordinateur, bien que l'idée de passer ses nuits dessus le rebute quelque peu. Cet achat était repoussé de quelques mois au moins car cette nuit Evannel revenait. Evannel était un autre vampire, né et vivant à Paris, mort à vingt ans, né vampire il y avait deux ans à peine. Un petit nouveau, bien que Heze n'aie que trois ans d'ancienneté par rapport à lui. Et ce qui était bien avec Evannel c'est qu'il était une grande source de distraction à lui tout seul. Evan n'était pas éffeminé, il "suivait la mode", même s'il devait pour cela porter des jeans aussi moulants que ceux des filles. Il faisait extrèmement attention à l'état de ses vêtements et considérait Chambéry comme un hameau un peu plus grand que les autres, la seule ville de France étant Paris. Un peu agaçant dans les premiers temps mais il suffisait de le prendre au second degré.

Heze plissa les yeux. Il était arrivé au bout du toit. Il jetta un rapide coup d'oeil en bas. La rue était étroite, faiblement éclairée, et humide. Les rues de la vieille ville étaient toujours humides, parce qu'ils étaient sales, ou parce qu'on venait de les nettoyer, et le jours de pluie ils semblaient suinter comme des êtres vivants.
Il traversa la ville en sautant de toit en toit, ralia discrètement le sol depuis celui des galeries Lafayette et continua à pied, ramenant ses mains dans ses poches, faisant semblant d'être un adolescent normal.



La petite voix annonçait l'entrée en gare du train. Evannel soupira et, vingt minutes plus tard le train s'immobilisa, et il déplia ses jambes pour se lever. Passer la nuit dans un tube de métal pouvant à tout moment tomber en panne et l'exposer aux rayons du soleil le stressait affreusement. Il savait qu'il ne tomberait pas en poussière, et quelque part peut-être aurait-il préféré cette solution simple d'en finir avec son sursis s'il le souhaitait. Non si les rayon du soleil l'effleurait, tout simulacre de vie quitterait son corps, et il n'aurait été qu'un cadavre gisant sur son siège. Le temps que la nuit revienne des gens se seraient affolés, peut-être que des journalistes se seraient intéressés à sa mort mystérieuse, et il se serait réveillé dans un petit tiroir congelé de la morgue. Ca lui était déjà arrivé, précisément la dernière fois qu'il était venu se perdre ici au... "grand air". Mais Heze avait été avec lui, lui avait indiqué comment retrouver ses fringues, faire croire que leurs dépouilles avaient été incinérées, et enfin partir avec un air tout naturel. Ca l'avait quelque peu surpris que des cadavres puissent si facilement quitter la morgue si l'envie les prenait.
Le béton du quai résonna à peine en accueillant ses pieds, comme si la nuit et son silence ne devaient pas être bafoués. Les gares étaient tranquilles en province... »


Night will never fail © M.



Quelques bouts de feuilles qui traînent sur mon bureau. Plus d'écrits que de dessins. Un léger rangement dans mes dossiers m'a informée que sur 45 nouvelles finies plus de 30 sont en rapport avec des forums, et donc un contexte riche nécessitant d'être connu pour être compris ensuite. Les trois quarts de ce que j'ai pu écrire sont impénétrable aux non-initiés donc. C'est la raison pour laquelle je partage très peu de choses au final. Ce qui est dommage, ce qui me préserve assurément.

Concernant le deuxième texte, il s'agit d'un début de nouvelle dont le projet a été avorté. A l'époque où l'école devait faire un fanzine. En vérité l'histoire des deux personnages ne commence pas là. L'histoire originale, qui porte de la nom de 22 rue Croix d'Or est toujours en cours, je dirais même probablement commencée quelque part. Je sais qu'il y a au moins quelques personnes qui attendent ces histoires, ne serait-ce que par curiosité de voir leur ville revisitée par un autre oeil.
J'attends d'être rentrée là-bas pour l'écrire. Je n'arrêterais pas mes histoires cette année.
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